Energie, fonctionnement et entretien, construction

Vivre, c’est brûler de l’énergie. Les sucres sont dans notre alimentation la source principale d’énergie

Notre organisme a d’abord besoin d’énergie pour fonctionner, le jour comme la nuit. Les sucres (ou les glucides) constituent la source principale d’énergie brûlée par nos cellules. Quand il n’a plus de sucre à sa disposition, il transforme les graisses en sucres. Quand il a trop de sucre, il stocke le sucre sous forme de graisse.

La chimie du corps, tout un tas d’éléments au coeur des réactions pour assurer le bon fonctionnement de notre organisme

Notre organisme a ensuite besoin de tout un tas d’éléments, à commencer par l’eau, ainsi que les micronutriments, c’est-à-dire les sels minéraux, les vitamines, les oligo éléments, pour favoriser les réactions chimiques et accompagner le métabolisme. Il a aussi besoin de fibres, notamment pour nourrir toute la flore intestinale. Et oui, nous nous percevons comme un et entier, et en même temps nous hébergeons et nourrissons toute une flore intestinale. Cette cohabitation se fait en échanges de nombreux services. Cette flore intestinale joue un rôle essentiel pour digérer les aliments. Elle stimule aussi le processus de tolérance et de défense des cellules immunitaires. Elle influence même nos humeurs. Alors nourrissez là bien et vous vous porterez bien. Nous vous en parlerons très régulièrement (suivre la catégorie Mon ventre est mon jardin).

Notre organisme a enfin besoin de protéines pour construire et entretenir tous nos tissus, toutes nos cellules.

Nous allons faire un petit détour par les acides aminés pour bien comprendre les protéines. Un peu plus d’une vingtaine d’acides aminés nous sont nécessaires pour fabriquer nos protéines, et il y en a huit que nous ne pouvons pas synthétiser nous-mêmes. Nous devons absolument les trouver dans notre alimentation. Il s’agit des 8 acides aminées essentiels (AAE). Nous ne pouvons assimiler et utiliser les protéines que nous ingérons que si nous avons en quantités suffisantes ces 8 AAE.

Cela nous conduit à l’origine des protéines et leur composition.

Lorsque les protéines sont d’origine animale (20% de protéines en moyenne), elles comportent les 8 AAE, et un repas constitué avec de la viande, du poisson ou des œufs voire des produits laitiers sera par nature équilibré en AAE. Il y a aussi des protéines d’origine végétale. Dans les céréales (blé, riz, orge, et graines assimilées comme le quinoa, sarrasin, millet nous aurons entre 6 à 15% de protéines à secs, dans les légumes secs ou légumineuses (haricots dont soja, les pois, les lentilles, …) entre 15 à 40% et dans les fruits secs oléagineux (noix amandes; …), 13 à 25%). C’est une bonne nouvelle, les protéines se trouvent partout, et non pas comme certains parfois le croient seulement dans les produits d’origine animale. Cependant il y a un bémol important. Les légumineuses comportent très peu de méthionine (M), un des 8 AEE et les céréales très peu de lysine (L). La faible proportion d’un des 8 AEE limite l’assimilation des sept autres facteurs. La solution est simple : pour avoir suffisamment des 2 AEE en moindre proportion, L et M, il faut associer dans une même journée céréales et légumineuses. Cette association est bien connue de toutes les cuisines traditionnelles du monde, qui sont pour la plupart construites sur une base végétarienne : on la retrouve avec le couscous marocain (blé/pois chiche), le dhal indien (riz/lentilles), les tortillas de maïs avec haricots rouges en Amérique centrale, le riz/soja en Extrême Orient, le minestrone italien, la paella espagnole (riz / petits pois) jusqu’à nos auditions locales (tartines grillées et haricots mouettes en Vendée).

Ces cuisines végétales se sont développées autour des sociétés agraires et elles ont démontré leur caractère durable. Les céréales sont l’aliment principal, les légumineuses le complément. On sait scientifiquement que la proportion idéale est 2/3 céréales, 1/3 légumineuses. Et comme souvent il y a d’autres apports comme le fromage, les oeufs, la part des légumineuses peut être réduite à 1/4 voire 1/5.

Et un dernier petit sujet essentiel : les acides gras.

Il s’agit des fameux omega 3, 6 et 9, alpha, béta, saturés, mono-instaurés, pot insaturés, oléiques. Que de noms barbares. Notre corps en a besoin notamment pour la construction des tissus du système nerveux. Là encore, nous ne sommes pas capables de tous les synthétiser. L’important pour les acides gras c’est d’assurer la diversité de tous ces apports et la qualité. Nous y reviendrons, notamment quand nous vous parlerons des huiles. Il ne s’agit surtout pas d’éliminer le gras, le gras est totalement essentiel à notre santé, notamment mentale. Il s’agit de consommer des bons gras et de supprimer les mauvais gras (malheureusement trop présents dans les produits transformés industriels).

“Ecoute ton corps et tout ira bien”.

Pour composer son assiette, certains construisent leur plat à partir des glucides, les céréales et complètent. D’autres commencent par les légumes, clés de voute de l’édifice pour les fibres et les micro nutriments et complètent. D’autres enfin pensent d’abord protéines. A chacun sa façon de faire. Il n’y a pas une bonne alimentation, il y a des bonnes alimentations, et surtout il y a celle qui vous convient. Le plus simple c’est encore d’apprendre à se connaître, de tenter des changements et de voir. “Ecoute ton corps et tout ira bien”.